Monsieur le maire,
Vous avez écrit au Premier ministre pour vous plaindre publiquement de la gabegie financière que fait peser l’État sur les communes.
Fort bien! Mais je tenais à vous rappeler vos dernières contorsions politiques qui me font songer à la sentence de Bossuet :
« La sagesse humaine apprend beaucoup, si elle apprend à se taire ».
En effet, je vous rappelle qu’à deux reprises aux élections législatives en 2022 et 2024, vous avez soutenu le macronisme et ses différents gouvernements en comptant le député macroniste de notre circonscription dans votre majorité municipale. Lequel macronisme, dans la lignée de la présidence Hollande, n’a cessé de réduire et dégrader les comptes de la France depuis 2012.
Les élus Les Républicains vous ont interpellés en conseil municipal en fin d’année 2024, sur le fait que votre budget est par nature insincère car le budget de l’État n’avait pas été voté ; vous avez refusé de reporter le vote 2025 de ce budget dans ce contexte maintenu d’incertitude politique, alors que tant d’autres communes l’ont reporté.
Je vous rappelle vos dépenses somptuaires des allées de Neuilly et de ses « folies » qui, en substitution d’un simple rafraîchissement des contre-allées, sont passées d’un coût de 63 Millions d’euros à près de 110 Millions d’euros pour presque 8 ans de travaux.
Ici, la gabegie financière de l’État est rattrapée par celle de votre gestion communale.
La dégradation de la qualité de vie à Neuilly en est une conséquence directe ; la sécurité, dans laquelle vous refusez d’investir sérieusement, en est une manifestation flagrante.
Alors, monsieur le maire, la réalité est cruelle, les finances de la ville autrefois florissantes sont désormais chancelantes, votre gestion sous ce mandat municipal et vos dépenses somptuaires en sont la cause.
Vous n’avez pu boucler l’année 2024 qu’au prix d’une vente flash « liquidation, tout doit disparaître » du patrimoine immobilier de la commune pour un montant de 66 Millions d’euros.
Ainsi, je vous invite à permettre à une nouvelle génération de redresser ce que vous avez abîmé, en abandonnant toute idée de quatrième mandat.
Les Neuilléens peuvent compter sur mon engagement et celui de mes équipes pour un projet d’alternance qui mette de côté la maxime de Bossuet qui vous qualifie : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
Bien courtoisement
Benoit Aguelon
Président de Générations Neuilly
Conseiller national Les Républicains